Autres approches



Je propose un échange de commentaires sur ce travail chorégrapique qui me plaît beaucoup.
Au plaisir de vous lire !

Andréine bel
En silence ou en musique:

- visualiser un cercle large autour de son thorax en le suivant
mentalement, yeux fermés et immobiles, tête fixe. Le parcours du regard doit être lent et régulier. Si on s'aperçoit que le cercle n'est pas rond à certains endroits, ou qu'il manque à d'autres, repasser à ces endroits autant de fois que nécessaire

- suivre, les yeux ouverts, une ligne horizontale en "traversant les
murs", et à trois vitesses: lent, moyen, rapide. La tête est fixe, la nuque souple.

- idem entre le haut et le bas.

- idem en diagonales

- idem en cercle, dans un sens et dans l'autre.

- idem en un dessin choisi par soi.

- le regard est fixé à l'horizon, la tête pivote sur son axe à partir
de l'axis, à droite puis à gauche, aux trois vitesses.

- idem entre le haut et le bas et suite comme précédemment.

- affleurer du regard les choses, tête immobile, puis mobile dans la direction du regard.

- la main entraine le regard, comme si elle le déroulait.

- toucher du regard la chose que l'on regarde.

- lancer le doigt et poser le regard.

- lancer le regard et ajuster la tête pour
qu'elle soit face au point regardé (à la façon des chats, qui
déplacent leur tête pour l'avoir toujours face à ce qu'ils regardent).

- le regard à l'inspir et à l'expir

- le regard fixé devant soi sur la ligne d'horizon, souvre et se ferme avec les mains dont il voit la paume.

- le regard projeté et ciblé vers l'avant, puis qui "rentre" en soi, yeux ouverts devant soi sur la ligne d'horizon.

- combinaison de tous ces regards en improvisation où l'on n'utilise que le visage, puis le visage et le torse, puis tout le corps sans déplacement, puis tout le corps en déplacement.

Le Kathak joue sur la polarité vision périphérique et vision ciblée, en danse abstraite comme en danse narrative, avec une prédominance du périphérique pour la danse abstraite et du ciblé pour la danse narrative. C'est de l'équilbre global de ces deux visions que l'on voit la qualité d'un danseur.

Andréine
Madame, Monsieur,

Je souhaitais vous faire part de mes sentiments et ma critique du spectacle Love Zoo que j’ai vu en février.

C’est la première fois que j’ose une telle chose, mais j’étais touchée par l’expérience. La soirée a fait résonner en moi certains souvenirs de mon travail humanitaire en pays de guerre.

Bonne lecture. Tout commentaire et retour sera le bienvenu.

Amanda Loch




La pièce de danse « interactive » LOVE ZOO m’a beaucoup fait réfléchir. Seize danseurs avec une chorographie déterminée ont invité des volontaires/spectateurs dans la salle, à participer à la danse. Apparemment aucun fil conducteur n’à été verbalisé (i.e. travail sur la peur, sur une situation) mais une évidence est apparue assez vite à mes yeux : nous explorions la limite entre une participation volontaire et une participation manipulée. Les limites sont à franchir certes, mais dans quel cadre ? Ou plutôt pour quel but, quelle finalité ?

Nous étions les « spectateurs » d’une pièce expérimentale de danse, de danse interactive. Nous regardions, au fur et au mesure de la soirée, les diverses scènes se dérouler. Les danseurs connaissent le déroulement. Les volontaires assistent, en attente d’être choisis par un danseur ou une danseuse qui ne le connaissent pas. Le nombre de volontaires n’est pas limité, chacun pouvant se porter volontaire à tout moment. Les premières scènes de « mise en confiance » et «de prise de contact dans l’espace intime » se passent avec certaines personnes, pas avec toutes. Ensuite, les scènes suivantes (1h30 de programmation) deviennent de plus en plus marquées dans leur brutalité, dans la suggestivité, pour finir avec ce qui est plus que de la simple suggestion : des gestes suggestifs de viol, d’acte sexuel.

Oui, on peut tous être des moutons. Le fait que je me sois sentie prise en otage, mise dans le rôle de voyeur, n’est pas à refouler : je suis venue voir un spectacle participatif, effectivement j’en vois un. Un spectacle qui me montre comment choisir une personne naïve, volontaire, qui, par cette première sollicitation et acceptation, peut devenir ensuite un objet complètement manipulé. La personne est sans volonté propre si elle n’a ni la place ni le temps de s’exprimer librement. Je n’ai pas vu (à ma connaissance) de volontaires qui aient dit « stop » à un moment donné, qui aient quitté la scène.

Le scénario était connu des seize danseurs, les spectateurs participants entraient dans cette danse, et nous, les autres spectateurs dans la salle (et/ou dans la vie) avions le choix d’être spectateurs participatifs ou voyeurs.

J’ai ressenti la même horreur et j’ai eu la même compréhension du phénomène lorsque j’ai visité les camps de concentration en Pologne : il est facile de manipuler les gens. Par un engagement minimal et « juste » : aimer son épouse/époux, ses enfants, la vie, les bourreaux étaient amenés à protéger leur patrie, ensuite à exterminer toute personne différente…

Nous sommes crédules, naïfs, nous avons un penchant naturel pour le bonheur, la vie, l’enthousiasme et la joie. On y va ! On se lance les yeux fermés, à notre perte ! (Et, dans ce spectacle, les volontaires, par un acte inconscient collectif, ont été pour la plupart du temps yeux clos) et voilà… Les participants sont emmenés via un engagement minimal ; via la route de petit-à-petit-les-choses-sont-poussées-de-plus-en-plus-loin ; un engagement sans connaître les termes du contrat (la chorégraphie), à faire des actes qui violent la dignité et le respect de l’être. Petit à petit les actes se déroulent, doucement les limites sont franchies, et elles deviennent la norme. En y participant on devient complice (soit voyeur soit participant), complice de viols collectifs, d’actes intimes avec des positions corporelles humiliantes, très chargées en connotations. Les volontaires sont devenus des acteurs involontaires de scènes de violence corporelle, de non-respect de l’être. Les limites sont franchies, par l’abolition forcée de la « distance », de l’élément « temps », également grâce à la pression sociale et au conformisme d’un tel lieu, d’une telle présentation. Voilà comment l’espèce humaine a pu vivre l’expérience de l’extermination des peuples, voilà comment la guerre a démarré en Yougoslavie, en Rwanda, au Congo…

Ce spectacle m’a apporté beaucoup, dans le sens où j’ai été « testée » comme voyeuse. J’aurais pu quitter de la salle, mais la violence a monté tellement subtilement que c’est arrivé avant que j’aie pu prendre une décision. J’ai été prisonnière des contraintes que j’ai fabriquées dans ma tête : arrivées à deux en voiture, et de loin, nous n’allions pas repartir sans voir de quoi il retournait, et c’est quand même un spectacle qui interpelle… Bien sûr la curiosité joue aussi. J’ai pu restreindre mon propre élan débordant pour une fois, je crois que notre arrivée avec 20 minutes de retard m’a sauvée. Sinon, j’aurais été presque sûrement une participante aveugle aussi.

Avec du recul, le CLOU du spectacle pour moi aurait été qu’il y ait deux danseurs professionnels de la troupe qui se révoltent violemment aux moments forts, un en position de manipulateur, un dans le rôle du manipulé. Cela aurait pu être prévu dans la chorégraphie, ou spontané et improvisé. Vive le libre arbitre ! Que deux autres danseurs, dans le public passif, quittent la salle pour montrer les options en tant que spectateur. Et si de « vrais » spectateurs/participants volontaires quittaient la scène, la salle ? Eh bien !, qu’ils soient accueillis à la sortie par les gens de la compagnie, invités dans une autre pièce, que la situation soit expliquée, et qu’à la fin de la représentation, ils rejoignent la salle afin qu’une vraie discussion ait lieu. Leurs réactions feraient partie de la polémique pour après.

Voilà le « but » d’un spectacle artistique pour moi. Ne pas polariser tout sur la violence, mais montrer que le libre arbitre existe, qu’il faut continuellement mettre en questionnement nos engagements et poser et/ou redéfinir nos limites. Oui, montrer l’escalade de violence, mais pour faire réfléchir, et pourquoi pas, proposer un espace d’échange / de dialogue après. D’autant plus que l’événement était annoncé comme « participatif ».

J’aurais apprécié une discussion après le spectacle pour dire ce que cela a remué en moi . Ce spectacle m’a déçue car il m’a frustrée : il représente, comme la télévision le fait, le comportement moutonnier, mais il ne permet pas que d’autres options soient possibles. Comment redéfinir la société ? Peut-être avec des représentations et des discussions entre citoyennes et citoyens.

Amanda Loch
Bonjour à l'équipe du théâtre du Merlan,

Je voudrais vous faire partager mes réflexions sur Love Zoo, que j'ai vu samedi 11 février en compagnie d'une amie. Ayant compris depuis peu que l'approche scénique et chorégraphique de Ruckert était sujette à polémique, je voudrais dire mes impressions et ce que j'ai compris de Love Zoo.

J'anime un atelier de danse à Lambesc qui est en train de développer le concept de Danse forum, en s'inspirant de celui de Théâtre forum mis en oeuvre par Augusto Boal. Franchir le quatrième mur, cela me parle et c'est la raison pour laquelle je me suis rendue à ce spectacle. Faciliter le passage de la salle à la scène, remettre l'art de la danse en question, la position de l'artiste et celle du spectateur, tout cela me passionne. Avec mes amis, nous avons ouvert un site et créé une liste de discussion:

Liste "Danse Forum" :
http://fr.groups.yahoo.com/group/ladanseforum/

Site web : http://danseforum.info

Il donnera les infos au fur et à mesure.

Nous n'en sommes qu'aux balbutiements, mais cela vous donnera une idée de la direction de nos recherches.

Love Zoo m'a donné l'occasion de voir les tenants et les aboutissants de la démarche participative, par rapport à la démarche coopérative que nous favorisons dans les ateliers du samedi à Lambesc. Paulo Freire, dont s'est inspiré Augusto Boal, est un des premiers à ma connaissance à avoir mis en pratique les différences fondamentales entre ces deux approches: participation/coopération: http://vcda.ws/docs/ParticipationCooperation.pdf

La participation, on la voit à l'œuvre dans la pulpart des ONG avec leur politique développementale, dans des associations, lors de projets sociaux, et maintenant en danse.

La participation est une forme d'interaction où le concerné est invité à participer à un projet, mis en place et évalué par d'autres (les experts/décideurs/financeurs).

Centre de l'attention qui lui est (enfin) portée, le participant, propulsé dans sa nouvelle fonction, se verrait vite taxé d'ingratitude si ce à quoi il participe n'était pas de son goût. Aussi, la plupart du temps, il se tait, pris entre le désir que les choses changent pour lui et une action qui peut ne pas correspondre à ses besoins ni à ses connaissances du problème. Il est coincé entre la bonne volonté qui s'affiche autour de lui et le manque d'intérêt pour l'analyse et les solutions qu'il aurait pu proposer. On pense à sa place, et il devrait en être heureux. Dans un but d'efficacité, on brûle les étapes, avec au final un gachis énorme, certains projets ruinant le peu qui restait en place. C'est ensuite aux participants de réparer les pots cassés, les décideurs ayant fini leur contrat.

L'énorme désavantage du projet participatif, c'est que le participant est dépendant du décideur. Si le décideur n'abuse pas de son pouvoir, le protagoniste peut s'y retrouver: il a franchi des barrières, envisagé les problèmes sous un autre angle, il a appris quelque chose et fabriqué des outils qui éventuellement plus tard pourront l'aider dans sa vie.

Dans le cas contraire, si le décideur s'est levé du pied gauche, s'il est un tantinet dictatorial, s'il use de perversion, le participant est pris comme une langouste dans un filet.

Dans tous les cas, le protagoniste s'est vu dépouillé de sa capacité décisionnelle et de son pouvoir d'analyse face aux problèmes qu'il rencontre comme face aux solutions qu'il a adoptées.

A cette soirée de Love zoo, pas un seul danseur, spectateur ou participant n'est parti de la salle, pas même moi. Pourtant nous avons vu des participants, (tous invités à fermer les yeux tout au long du spectacle), se faire peloter et parfois subir des comportements sado-masochistes, le tout le plus sérieusement du monde, sur un tapis de danse, sous les projos et avec une musique accompagnante...

Les participants étaient guidés par les danseurs en semi-improvisation (les grandes lignes choérgraphiques étaient rendues visibles), il leur était recommandé (sur la plaquette d'annonce) de se laisser faire, de se laisser aller dans les mains du danseur-guide, de faire confiance, pour découvrir les sensations et répondre au désir d'amour, fil d'Ariane de la pièce...

Pour certains, cela se passait assez bien car les danseurs-guides n'abusaient pas de leur position, mais beaucoup d'autres semblaient troublés, silencieux, tendus avec un sourire crispé, même s'ils jouaient le jeu d'otage volontaire. Mon amie me faisait remarquer combien la joie était absente ici. Une seule participante m'a parue être vraiment épanouie dans cette proposition. Ce qui la différenciait des autres, c'est qu'elle était "acteur" de ce qu'elle faisait. Elle dialoguait gestuellement avec son ou ses guides, les guidait souvent elle-même, et ne se laissait nullement manipuler, ni physiquement ni mentalement. Elle prouve à elle seule que l'exercice était possible dans le respect mutuel, gardant les rênnes, et elle a pu vraiment se "lâcher". Alors que, comparativement, les autres gardaient visible une appréhension. Une personne sur la quinzaine de participants, cela fait peu.

Les spectateurs, danseurs et participants ont applaudi bruyamment à la fin du spectacle. Nous n'étions que deux, mon amie et moi, à ne pas applaudir.

Le but supposé, je pouvais le décoder: aller au delà des limites castratrices, des tabous du toucher, pour gagner en confiance, en soi et en l'autre. A travers l'exercice de base de la "sculpture vivante", où le sculpteur révèle à sa sculpture tout son potentiel sensoriel et gestuel, explorer les frontières entre le permis et l'interdit, entre respect et permissivité, dialogue et domination, guide et potentat, tout cela aurait pu être intéressant. J'espérais que les rôles se renverseraient à un moment, le guide devenant guidé. Effectivement, vers la fin, les rôles ont été autorisés à s'interchanger: une participante s'est d'ailleurs bien vengée, donnant des claques de plus en plus fortes sur le corps de son partenaire/danseur, au point de le faire crier de douleur plusieurs fois.

Il a été annoncé ensuite que nous pouvions rester pour rencontrer les danseurs et le chorégraphe. J'ai espéré un moment que nous allions nous réunir pour parler de la façon dont chacun avait vécu et vu cette "expérience". Mais non, il semblait aller de soi qu'il n'y avait pas de problème.

J'ai demandé à une des danseuses de la troupe, celle que j'avais le plus appréciée car elle était réellement dans le respect de ses partenaires, si elle percevait cette possible dimension du viol consenti, vécu et exposé. Elle m'a dit que les mouvements pouvaient faire surgir des images mentales violentes, et que le but de l'exercice était justement de "briser les tabous, mais avec respect". Elle a ajouté que les participants étaient libres d'interrompre l'exercice quand ils le souhaitaient, qu'ils n'avaient pas de bandeau sur les yeux et qu'ils pouvaient donc les ouvrir sur le champ.

Cette liberté, elle est de principe. En réalité, les participants étaient mis en condition pour accepter l'inacceptable. Ils ne savaient jamais ce qui allait se passer,ils ne connaissaient pas les consignes données aux danseurs, ils découvraient les règles du jeu au fur et à mesure, et ce devant des spectateurs, dans un contexte artistique garant d'une certaine éthique. Leur méfiance n'avait aucun espace pour se manifester.

Celle des spectateurs non plus. Ils prenaient moins de risques, sauf celui d'être voyeurs et d'y prendre du plaisir.

Une chorégraphie pourrait être beaucoup plus suggestive, sensuelle et violente sans poser de problème à qui que ce soit. Le chorégraphe propose tel mouvement, le danseur peut refuser. Ils se connaissent. Si le danseur accepte, il est sur scène acteur de sa danse, même s'il joue le violenté. Dans Love Zoo, le pouvoir d'action était dans les mains du danseur/guide, et le participant une marionnette manipulée, sur scène mais aussi en réalité.

C'est précisément à ce point que se trouve la manipulation: utiliser la représentativité de la scène pour autoriser? provoquer? voyeurisme et exhibitionnisme.

Je n'ai pas interviewé de participants, je le regrette. Mais je sais que pour avoir une idée fiable, il faudrait les interviewer de nouveau après un mois? un an? dix ans? pour que leur témoignage reflète vraiment ce qu'ils ont ressenti à ce moment. On doit souvent attendre de longues années avant de dire ce qui nous a bouleversés négativement.

Voilà ce que je souhaitais dire de cette soirée du théâtre du Merlan qui a eu lieu chez Geneviève Sorin, chorégraphe dont je connais et admire le travail (je ne sais si elle était présente). Tout le monde est ensuite monté sur le tapis de danse avec ses chaussures. J'ai fini par faire de même, le tapis étant rapidement devenu très sale. Je suis revenue chez moi mes habits imprégnés de fumée de cigarette, je ne sais comment puisque la consigne avait bien été donnée de ne pas fumer à l'intérieur.

Après avoir écrit ceci, en recopiant le programme, je me rends compte que pour être averti de ce qui allait se passer vraiment, il fallait en fait lire SECRET SERVICE, l'autre pièce de Felix Ruckert, qui annonce la "couleur" de façon beaucoup plus fiable que celle de Love Zoo. Je la recopie en fin de message.

Bref, soirée éprouvante, mais ô combien riche d'enseignement!

Andréine Bel




LA PLAQUETTE D'ANNONCE des deux spectacles

Felix Ruckert sait briser le "quatrième mur du théâtre", celui qui sépare la scène de la salle. Sa danse s'écrit au plus près du corps du spectateur; ses chorégraphies sont autant d'expériences qui proposent au public une approche sensible du mouvement. Ses danseurs seront, si vous décidez de tenter cette aventure intérieure, les agents de confiance, les passeurs qui vous guideront vers des contrées émotionnelles inattendues, intenses voire inouies.

Ce n'est pas la performance qui est ici recherchée mais, au contraire, la sensation, le plaisir et ses variations.

Love Zoo

Expérience participative collective

Dans le zoo de Felix Ruckert, ni gorille, ni bête féroce, mais l'animal le plus intelligent, l'homme, libre d'aller et venir dans un espace réservé à l'expérience de son plus grand désir: l'amour. Sur le plateau, des chaises marquées d'un E. E comme Embarquement pour l'expérience, E comme envie de participer, E comme Enchanté de vous connaître. Car, en vous asseyant sur une de ces chaises, vous provoquerez nécessairement la rencontre. Celle avec un danseur, entre les mains duquel il s'agira, comme en amour, de vous abandonner pour entrer dans le jeu de Love Zoo. Si vous ne vous sentez pas prêt à cette connivence, vous pourrez simplement choisir de regarder, de contempler la naissance de cette communauté, avec ses rites et ses codes basés sur l'écoute et le respect. En attendant, peut-être, que l'envie monte: pendant la performance, tout changement de position des spectateurs est formellement autorisé!

EXPERIENCE RESERVEE AUX ADULTES ET ADOLESCENTS ACCOMPAGNES
DUREE 1H45
TARIFS: 15 euros, 8 euros, 3 euros




Secret Service

Expérience participative individuelle

Autant dire que l'on ne vous dira pas grand-chose. Si ce n'est que cette pièce, en deux niveaux, va forcemment vous toucher! Sachez-le, dans Secret Service, il n'y a pas de spectateurs, il n'y a que des acteurs.

Niveau 1

Tout commence par un tableu lumineux coutumier des administrations publiques. Le numéro que l'on vous a remis à votre arrivée s'y affiche? Bienvenue dans le laboratoire de la sensibilité imaginé par Felix Ruckert et ses douze danseurs. Dernière petite formalité: se déchausser et se laisser bander les yeux. L'expérience vous guide, un corps vous étreint. N'ayez pas peur, tout le monde peut danser.

Niveau 2: 2A pour les prudents, 2B pour les courageux. Autant dire que ce niveau-là ne se mérite pas, il se désire... en toute connaissance de cause. Car pour accéder au niveau 2 (non obligatoire), il faut avoir fait le niveau 1 et accepter certaines règles: c'est en sous-vêtements et les yeux bandés que vous vivrez cette expérience. Une expérience qui prend, en apparence, le contre-pied du plaisir en explorant la douleur et la soumission et qui peut, à tout moment, être interrompue.

EXPERIENCE INTERDITE AUX MOINS DE 18 ANS
DUREE DE CHAQUE NIVEAU: 45 mn
TARIFS NIVEAU 1: 15 euros 8 euros, 3 euros/NIVEAU 2: 5 euros

PAS DE RESERVATION A L'AVANCE POUR LE NIVEAU 2:
VOTRE DECISION NE PEUT ETRE PRISE QU'APRES L'EXPERIENCE DU NIVEAU 1
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés